Herpès : Les récidives

Récidives, poussées, récurences ...


Récidives de l'herpès : les deux types d’herpès qui nous intéresse, le HSV1 et le HSV2, se reproduisent régulièrement dans l’organisme.

Ce phénomène se nomme, poussées, récidives, récurrences. Le rythme varie suivant les personnes, certaines ayant des récidives très fréquentes (sept à huit par an), d’autres fréquentes (quatre à six par an), et d’autres beaucoup moins.

Mais toutes les personnes porteuses du virus de l’herpès ont des récidives.

Pendant la phase de repos, le virus se loge dans des ganglions, qui sont des amas de cellules nerveuses. Pour le virus HSV1, responsable de l’herpès du visage, il se situe dans le ganglion de Gassler, vers le haut de la colonne vertébrale, à la base du crâne. Dans la phase des symptômes précurseurs, les ganglions du cou commencent à enfler et à être douloureux.

Pour le virus HSV2, responsable de l’herpès génital, il est situé dans le bas de la colonne vertébrale, dans le ganglion sacré.

Pendant cette période, le virus est inactif et ne cause aucun dommage aux organes du corps ni aux cellules.

Quand il se réactive, il se déplace alors en suivant un nerf à la surface de la peau. Au bout de la terminaison nerveuse, il commence à se multiplier dans les cellules de la peau provoquant les vésicules. Il se loge toujours dans le même ganglion, suit toujours le même nerf, ce qui explique que les poussées soient toujours au même endroit.

Lors de la première infection, le système immunitaire développe des anticorps dans notre organisme. C’est d’ailleurs ces anticorps, et non pas le virus lui-même, qui sont visibles dans l’analyse de sang permettant l’identification de l’infection, ou pas. Quand survient une nouvelle poussée, la mémoire immunitaire aide à combattre l’infection plus rapidement.

Elle l’atténue, mais ne la stoppe pas.

Les poussées sont différentes suivant les personnes. Certaines femmes peuvent avoir des récidives tous les mois au moment des règles. D’autres personnes peuvent ne pas avoir de poussées pendant quelques années. Pour d’autres, plus rarement, le virus reste à l’état latent et n’ont jamais de poussées.

Entre ces cas extrêmes, la moyenne des récurrences est de quatre à six par an.

Les personnes porteuses du virus de l’herpès et ayant un système immunitaire faible pour cause de maladie (VIH ou autres), auront malheureusement des récidives plus fréquentes et plus graves.